
A l’instar de nombreux autres pays à travers le monde, la nuit de la Nativité, marquant la venue au monde de Jésus Christ, « le sauveur » a été célébrée comme il est de coutume, dans la prière et dans la communion à Niamey au Niger. Cette célébration a été présidée par l’Archevêque, Monseigneur Laurent LOMPO. C’était à la cathédrale devant de nombreux fidèles et autorités, ainsi qu’une importante délégation de frères musulmans? où chants, louanges et homélie ont constitué l’essentielle de cette messe de la Nativité.
Rassemblés en Eglise Famille de Dieu, pour contempler l’Enfant qui nous dit en cette Nuit : Je suis avec vous pour toujours ! Dans notre monde ou règnent l’injustice, l’incertitude ,l’insécurité, la violence, Le prince de la paix vient ! Lumière dans la nuit de la désolation, nuit des déplacés, des réfugié, des persécutés , l’Emmanuel, Dieu – avec- nous, apporte l’espérance, la paix, la consolation, la justice et la fraternité au quotidien

Pour l’Archevêque de Niamey Monseigneur Laurent LOMPO, la présence des musulmans à la célébration est un signe de respect et de bonne cohabitation entre chrétiens et musulmans au Niger.
Réjouissons-nous ensemble de célébrer la naissance du Verbe de vie que les mains de Marie, femme élue et préférée de Dieu, nous présente à travers le monde entier.
Selon l’archevêque : << Cette naissance était attendue, annoncée, préparée depuis que l’humanité aspire de toute son âme à être le reflet de Dieu en ce monde. Nous, les chrétiens, pour bien accueillir cette naissance dans la vérité de notre foi et dans la pureté de notre vie, nous nous sommes préparés depuis quatre semaines à l’écoute des prophètes Isaïe et Jean-Baptiste. Ils n’ont pas été tendres pour nos vies éloignées et séparées de Dieu par l’arrogance de notre suffisance et par l’indifférence à la souffrance des autres au Niger et ailleurs dans le monde.
Pour chacun de nous, les prophètes Isaïe et Jean-Baptiste, ont eu une parole percutante sur la conversion et le changement de mentalité vis-à-vis de la souffrance des autres. Pour ceux qui ont des responsabilités, à quelque niveau que ce soit, dans les domaines de la gouvernance politique, de la religion, de l’économie et du social, ils ont le grave devoir d’agir en direction de la justice, de la réconciliation, de la paix et la fraternité entre les personnes au sein de la société.

Pouvons-nous être des hommes et des femmes de foi ; des adorateurs de Dieu ; des responsables aux bas et haut niveaux dans la société et dormir tranquille devant la souffrance des milliers de familles déplacées sans abris, sans nourriture, sans moyens pour se soigner ? Pouvons-nous fêter Noël 2025 dans nos familles tranquillement et paisiblement avec tous les conforts possibles sans penser aux frères et sœurs qui vivent dans les zones d’insécurité : Tillabery, Ayorou, Ouallam, Téra, Dolbel, Makalondi et Torodi ? Pouvons-nous fêter Noël 2025 dans nos paroisses, nos communautés sacerdotales et religieuses et nos familles chrétiennes de manière tranquille en oubliant les milliers de personnes déplacées qui vivent sous la peur ; qui dorment sans abris en cette période de froid ; qui vivent du strict minimum et souvent moins de deux repas par jour ?
Pouvons-nous fêter Noël 2025 dans la paix quand dans nos familles, dans nos différents lieux de service au sein de la société, nous marchons sur les chemins de l’injustice, les vols et les détournements des biens publics au détriment de la population souffrante ?
Ce que nous entendons à la radio, regardons sur les écrans de nos télévisions et observons dans les réseaux sociaux sont indignes comme actions des êtres humains et voir religieux.
Il est inutile de rechercher à faire la paix tant que les sentiments d’hostilités, de mépris, de violence, d’indifférence et de domination, gèrent nos relations humaines. Purifions donc nos cœurs, améliorons nos comportements vis-à-vis de Dieu et de nos prochains pour qu’advienne la paix dans nos familles et la paix dans l’espace du Sahel.


« Eglise-Famille de Dieu, dans l’espérance, sois artisan de justice et de paix au quotidien »
Dans l’Espérance, nous accueillons le Prince de la paix à travers le monde entier. Il est né dans des conditions modestes et voudrait être accueilli humblement chez nous sans fanfare ni trompette. Cet « Enfant, Prince de la paix, nous l’accueillons ce soir avec l’émerveillement des bergers et avec la gratitude discrète de Marie et Joseph.
Prions-le de tout notre cœur pour :
- Qu’il libère nos chaines d’esclavage qui nous empêchent d’agir pour le bien des autres ;
- Qu’il brise nos bâtons de commandement pour permettre aux autres de vivre sans peur ;
- Qu’il sème dans tous nos actes ses germes d’amour, de justice, de tolérance et de paix ;
- Qu’il renouvelle notre cœur d’hommes et de femmes et qu’il soit sa demeure à jamais ;
- Qu’il accorde à nos dirigeants la grâce de la sagesse à l’exemple de Salomon pour conduire le Niger vers une destinée glorieuse où règnent la Cohésion Sociale, la Justice, la Réconciliation, la Sécurité et la Paix pour un développement durable de notre pays.
Chers frères et sœurs que cette prière, avec mes vœux de bonne fête de Noël, vous atteigne là où vous êtes rassemblés ce soir en communauté ou en famille.
- A vous habitants du diocèse de Maradi, unis à votre Evêque Mgr Ignatius ANIPU pour célébrer Noël, que le Prince de la Paix entre dans toutes vos familles et dans tous vos cœurs pour vous donner la joie véritable.
- A vous habitants de la capitale Niamey, que l’Enfant Jésus, né à Noël accorde la grâce d’être attentifs aux populations déplacées en dépit de la conjoncture économique dans les familles.
- A vous habitants de Dosso, Dogondoutchi et Gaya, vous faites toujours l’expérience du poids de la fermeture des frontières, que l’Enfant de la crèche, ranime votre espérance en ces moments difficiles.
- A vous populations déplacées de Tillabéri, Téra, Dolbel, Makalondi, Kankani, Bomoanga et Torodi, vous faites l’expérience amère de l’insécurité entrainant des angoisses, des méfiances, des soupçons et voire des violences meurtrières.
Que l’Enfant de Noël qui a parcouru les routes incertaines de la Palestine vous donne le courage de surpasser toutes ces peurs pour vivre votre foi.
- A vous frères et sœurs oubliés sur vos lits d’hôpitaux, vos nattes de prison et vous les enfants de la rue, que l’Enfant de Noël soit à vos côtes malgré votre solitude, maintenant et pour les siècles des siècles>>.
- Nous avons prié pour la paix, la paix dans nos cœurs, la paix dans nos familles, la paix pour le Niger, le Burkina Faso et le mali, la sécurité pour notre cher pays et aussi pour les malades >
Joyeux Noël à toutes et à tous !






